L avenir appartient à ceux qui se préparent à cela

Je me souviens d’un des slogans de Dennis Peacocke (je ne sais pas s’il en était l’auteur !) :« L’avenir appartient à ceux qui se préparent à cela. »Dennis Peacocke est un dirigeant prophétique aux Etats-Unis que la famille Salt & Light a eu le privilège de recevoir dans les années 80 et 90, alors que les fondations étaient en train d'être posées dans notre famille d'églises et de responsables.

C’est vrai.Rien ne se fait tout seul.Nous devons nous préparer et planifier.Il en est de même pour la vie chrétienne : nous devons prier, planifier et nous préparer.La prière prend la première place, bien sûr, parce que nous devons découvrir ce que Dieu a sur le cœur et quels sont ses projets.Mais une fois que nous savons ce qu’il a sur le cœur, nous devons commencer à préparer cela, en avance, et sa faveur sera sur le projet parce que c'est ce qui est sur son cœur.

Ces dernières semaines m’ont rappelé l’importance primordiale de la préparation.A la fin du mois d'août, Mike Beaumont et moi sommes allés au Myanmar (anciennement la Birmanie).C’était la première fois pour nous deux.Nous avions quelques contacts à travers une école que nous visitons régulièrement en Inde du sud mais nous ne savions pas à quoi nous attendre.C’est le troisième pays le plus pauvre au monde, une forteresse du bouddhisme et une dictature militaire.Nous étions bouleversés par la chaleur des gens là-bas, ainsi que par la joie avec laquelle ils vivent leur vie.Nous avons passé du temps avec une famille d’églises plus ou moins bien liée, mais pleine de foi et de vigueur, ainsi qu’une semaine dans une école de formation comptant plus de 50 jeunes hommes et femmes qui se préparent à l'implantation d'églises et à la direction dans l'église.Ils étaient merveilleusement réceptifs, pleins de foi et avec une telle passion de voir le Royaume de Dieu bénir leur nation.L’église y est assez petite mais l’avenir reste prometteur, parce que ces jeunes gens s'y préparent.

Mi-septembre, les églises francophones du réseau Destinée (qui fait partie de Salt & Light) ont commencé un nouveau programme de formation sur trois ans pour les responsables de l’avenir dans leurs églises.C’était très encourageant de voir 100 personnes s’inscrire pour cette formation.Il s’agit évidemment d’un engagement mais c'est justement cet engagement – et l'enthousiasme au weekend de lancement – qui est tellement prometteur pour l’avenir.Ces personnes ne reçoivent pas une formation pour s’occuper d’églises en échec mais pour l’implantation d’églises, pour les voir aller de l'avant avec vigueur, fraîcheur et une intention missionnaire.

Et puis le weekend suivant, j’ai eu le privilège d’assister au lancement de la nouvelle école King‘s School of Theology (KST), un cours de formation théologique au Royaume-Uni pour ceux qui n'auront peut-être jamais la chance d'aller à une école biblique mais qui veulent se plonger encore plus dans la parole de Dieu et grandir dans leur connaissance de Dieu et de sa parole.Trente-huit personnes se sont inscrites pour cette année et ont commencé la formation avec un plein d’enthousiasme.

Moi-même, je suis enthousiasmé par toutes ces personnes qui prennent au sérieux leur préparation au service futur que Dieu a prévu pour eux.C’est tellement merveilleux et un excellent signe pour l’église et le Royaume.Il n’y a qu’une chose qui vaille la peine de s’y donner complètement.Paul l'exprime ainsi :« Je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j'ai été saisi par Jésus Christ. »

J’ai eu une autre conversation cette semaine avec quelqu'un qui cherchait désespérément un père et mentor spirituel. Il semble que partout où je vais, et les responsables, et les membres des églises ont un grand besoin de paternité et de discipulat.Ce n’est pas qu’ils ne cherchent pas Dieu eux-mêmes, ou qu’ils manquent de persévérance ou de détermination.Mais le stress et la difficulté de lutter seul, sans personne pour « les saisir par la main » sont contraires à la nature de Dieu et la tragédie des familles d’églises dirigées par des orphelins spirituels, qui s’efforcent sans arrêt de se prouver ou d’être à la hauteur, est une tache sur le Corps de Christ.

Je pense qu’il faudrait à nouveau se demander si nous accomplissons ce que Jésus nous a dit de faire.« Allez, faites de toutes les nations des disciples… » Jésus a formé douze hommes pendant trois ans et les a envoyé se reproduire.Sur quel modèle ?Assurément sur celui qu’il a incarné.Nous devrions le faire sans excuses et avec beaucoup d’intention, non seulement parce que c’est le cri de cœur de nombreux responsables mais surtout parce que, dans le modèle de Jésus, les disciples deviennent apôtres !C’est ce dont a besoin le monde.Et si nous voulons produire de nouvelles générations d’apôtres qui implanteront des églises, qui iront aux nations, qui prêcheront la parole avec des signes et des prodiges et qui répandront le Royaume de Dieu, nous avons besoin d’élever et de former de nouvelles générations de disciples dans le cœur et le caractère de Christ.  Peut-être qu’il faudrait nous y mettre avec vigueur !